Pour notre maison commune: des nouvelles du Synode pour l’Amazonie


Lettre de Kelly Di Domenico directrice, Communications et campagnes, pour Développement et Paix:

Le Synode des évêques pour l’Amazonie vient de se terminer et je souhaite partager avec vous l’énergie, l’espoir et la joie qui en sont ressortis. Ce moment mémorable a été rendu possible grâce à votre appui, et nous vous en remercions.

En préparation à ce synode, les partenaires amazoniens de Développement et Paix — Caritas Canada ont organisé des consultations auprès de 87 000 Autochtones. Ces consultations sans précédent ont véritablement permis aux participants du synode d’entendre le cri de la Terre et le cri des pauvres.

L’une de ces voix était celle de Yesica Patiachi Tayori, une jeune enseignante de la tribu Harakbut du Pérou, qui fait aussi partie de notre campagne Pour notre maison commune. Grâce au soutien de notre partenaire, le Centre amazonien d’anthropologie et d’application pratique (CAAAP), Yesica a pu participer aux discussions synodales et partager ses craintes face à ce qui arrive à son peuple et à sa maison. Alors que nous étions à Rome, elle m’a dit qu’elle se sentait vraiment écoutée, que c’était la première fois qu’un leader mondial comme le pape François accordait son attention à la destruction insidieuse de ce poumon de la planète qu’est la forêt amazonienne. Avec une certaine audace, elle a demandé: « Pouvons-nous respirer l’argent? Pouvons-nous respirer le pétrole ou le mercure? ». Comment répondre à ces questions alors que notre mode de vie exige tant de destruction?

La puissance de ces rencontres apportait un souffle nouveau, chaque fois que les gens, venus de partout au monde, se retrouvaient aux activités de la Casa Común, un espace communautaire où se déroulaient des événements et où se construisait la solidarité. Ensemble, dans les moments de prière, de communion et d’écoute, nous réfléchissions aux menaces qui pèsent sur l’Amazonie, et grâce à ce partage, nous pouvions envisager des chemins d’espérance. J’ai rencontré Jeremias Oliveira, du peuple Mura de l’Amazonie brésilienne. Grâce au soutien de Développement et Paix, il a pu se rendre à Rome afin de participer à la Casa Común où il a rencontré des leaders de l’Église ainsi que d’autres gardiens de la forêt. Il a ressenti ce monde de solidarité que nous sommes en train de construire ensemble. La communauté de Jeremias se bat contre un projet de mine de potasse, financé par une compagnie canadienne. Quand je lui ai montré quelques-unes des premières lettres solidaires que nous avons reçues en soutien à sa communauté, il ne pouvait pas croire que des gens de si loin se préoccupaient de leur sort.

Pendant l’homélie de la messe de clôture du synode, le pape François nous a rappelé que « Le cri des pauvres est le cri d’espérance de l’Église. En faisant nôtre leur cri, notre prière aussi traversera les nuées».

Au synode, les représentants de l’Amazonie ont demandé à l’Église d’être leur alliée, et l’Église a répondu « oui »! Maintenant c’est à notre tour de dire « oui » !

Rejoignez-nous afin de bâtir ce mouvement qui mettra en œuvre Laudato Si’, et marchons ensemble vers la conversion écologique à laquelle nous sommes conviés.

Nous vous invitons à lire la fiche thématique complète de la Campagne Pour notre maison commune en cliquant sur l’image suivante:

VOUS POUVEZ AGIR de trois façons: en signant l’engagement, en signant la lettre solidaire ou en faisant un don.

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