Catherine Tremblay nous écrit…


Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on est heureux.

Si la pandémie nous a appris une chose, c’est bien que nous avons besoin les uns des autres. Besoin des autres pour faire son épicerie. Besoin des autres pour prendre soin de nous. Besoin des autres pour garder le moral, pour ne pas souffrir d’isolement, pour se sentir valable et aimé… Cependant, notre nature humaine n’aime pas être dépendante. La publicité et la culture d’aujourd’hui nous encouragent plutôt à l’autosuffisance et au chacun pour soi, en nous faisant miroiter qu’il est beaucoup plus efficace et productif de n’avoir besoin de personne ! Le Christ nous invite pourtant à l’accueil et à l’ouverture aux autres. Il nous convie à les servir et à les aimer… même nos ennemis. Quel défi ! Mais quand on y pense un instant, que serions-nous sans les autres, sans relation et donc sans amour ? Saint Paul répondait déjà à cette question dans sa première lettre aux Corinthiens : « s’il me manque l’amour, je ne suis rien. » (1Co 13) La foi en Jésus Christ n’est-elle pas aussi de croire en la relation d’amour qui nous unit à Lui ?

Vendredi dernier (19 juin), nous avons célébré la fête du Sacré-Cœur de Jésus. Le cœur de Jésus était brûlant d’amour pour son Père mais aussi pour toute l’humanité, particulièrement pour les petits et les pauvres. Sa vie est le modèle à suivre pour la réalisation de notre vocation humaine. Sa Parole nous invite à nous ouvrir aux autres et à reconnaître que nous avons besoin des autres pour vivre une vie féconde et une existence authentique comme enfant du Père. « Ainsi, on amasse des trésors dans le ciel, des valeurs impérissables dans notre vie (1). »

Est-ce que je reconnais que j’ai besoin de l’autre ? Est-ce qu’il y a de la place dans ma vie pour accueillir celui qui se présente sur mon chemin ? Comment puis-je être davantage « ajusté(e) » à la vie divine afin de réaliser pleinement ma vocation d’Enfant de Dieu ?

Comme le dit la chanson, « Donne-nous, Seigneur, un cœur nouveau. Mets-en nous, Seigneur, un Esprit nouveau. » (Ez 36, 26) Ainsi, comme la femme riche de Sunam qui a aménagé une petite chambre dans sa maison pour les visites du prophète Élisée (2R 4, 8-11.14-16a), que nous puissions nous aussi accueillir le prochain qui vient cogner à notre porte et avoir en permanence une place spécialement préparée dans notre cœur pour le Seigneur. J’ai vraiment très hâte de vous retrouver, chers paroissiens de La-Transfiguration-du- Seigneur !

Catherine Tremblay Intervenante en pastorale

  1. Jean-Yves Thériault, Devenir de meilleurs humains, Mediaspaul, octobre 2019.

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