Pentecôte: message de notre pasteur

Et depuis ce jour, ça file!
Nous avons tous à la mémoire le récit de la tour de Babel qu’on trouve au chapitre 11 du livre de la Genèse. « La terre entière se servait de la même langue et des mêmes mots. (…) Allons!, dirent-ils, bâtissons-nous une ville et une tour dont le sommet touche le ciel. Faisons-nous un nom […] Eh!, dit le Seigneur, ils ne sont tous qu’un peuple et qu’une langue et c’est là leur première œuvre! Maintenant, rien de ce qu’ils projetteront de faire ne leur sera inaccessible! Allons, descendons et brouillons ici leur langue, qu’ils ne s’entendent plus les uns les autres! »
Ainsi, l’orgueil de l’homme trouva réponse : la division.
Reportons-nous maintenant au jour de la Pentecôte à Jérusalem, où les apôtres se trouvent réunis tous ensemble. Un récit que nous retrouvons au chapitre 2 du livre des Actes des Apôtres. Nous avons en tête les images : le bruit comme celui d’un violent coup de vent, l’apparition de langues de feu qui se partagent et qui se posent sur chacun des apôtres. Ces hommes remplis d’Esprit-Saint se mettent à parler. […] « Comment se fait-il que chacun de nous les entende dans sa langue maternelle? […] Tous, nous les entendons annoncer dans nos langues les merveilles de Dieu. »
Les langages de l’amour et de la vie marquent l’unité retrouvée à la suite de la mort et de la résurrection du Christ. Et, depuis ce jour, ça file! Quand le langage de l’amour prend place dans la vie de l’homme, on reconquiert l’unité et le respect.
Au jour de la Pentecôte, des hommes et des femmes seront confirmés dans la foi et envoyés pour parler le langage de l’amour dans notre monde à la manière de ces témoins apostoliques. Depuis ce jour, ça file et, avec eux, ça continuera de filer! Nous sommes toujours un peuple saint au langage unique, celui de l’amour. Que nos mots, sous l’inspiration de l’Esprit-Saint rejoignent ceux et celles qui nous entourent pour qu’ils entendent proclamer les merveilles de Dieu. Il est difficile pour bien des nôtres d’aller vers le Christ. Mais, par nous, par nos mots, le Christ peut aller à eux. Par la mort et la résurrection du Christ, le langage de l’amour a repris sa place et, depuis ce jour, ça file!
Bonne Pentecôte aux mots de l’amour!
Abbé Pierre, curé

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