Nous y sommes !


Mercredi 14 février prochain, c’est le début du Carême avec la liturgie des Cendres. Une entrée sous le signe de la pénitence, sous le signe du dépouillement. Une journée de jeûne, la seule avec le Vendredi Saint. Une journée où la Parole de Dieu nous appelle à la conversion. Une journée qui marque le commencement d’une démarche qui nous conduira aux fêtes pascales.

Quarante jours pour suivre le Christ d’une façon différente. Quarante jours pour faire le vide de tout ce qui nous encombre afin de se remplir de Dieu. Quarante jours pour nous ouvrir à l’autre par le partage. Quarante jours pour une prière renouvelée. Quarante jours…

Le mercredi des Cendres, vous entrerez dans une église où le sanctuaire sera dépouillé de ses plantes, de ses fleurs, de ses  décorations habituelles pour vous inviter à vivre intérieurement la même sobriété. On vous remettra un billet sur lequel vous serez appelés à écrire un point de conversion, un comportement que vous souhaitez changer, convertir au long de ce carême. Un point seulement. Et ces billets remis le mercredi des Cendres ainsi que le premier dimanche de Carême seront recueillis et placés devant l’autel pour nous rappeler ce chemin à parcourir personnellement, mais aussi en communauté chrétienne.

« Convertissez-vous et croyez à l’Évangile. » C’est la parole qui accompagne l’imposition des cendres. « À quoi le Seigneur m’appelle-t-il à me convertir ? » Une démarche plus intérieure, plus modeste dont la réponse nous appartient. Et viendront les fêtes pascales qui nous permettront de suivre Jésus dans sa passion, dans sa mort et dans sa résurrection. Viendront ces fêtes où nous redécouvrirons un sanctuaire paré de fleurs, de vie et de joie comme le sera notre sanctuaire intérieur après ce temps de conversion. Et pour nous aider à cheminer dans cette conversion, des célébrations du pardon seront offertes dans chaque église de notre paroisse. Les prêtres seront disponibles pour vivre des moments de réconciliation. « Laissez-vous réconcilier par Dieu. » nous dira l’apôtre Paul au moment d’entrer en Carême.

Des temps de prière seront annoncés pour nous rassembler dans la supplication pour la paix. « Donne la paix à notre temps » disons-nous après le NotrePère. Une demande essentielle devant le drame de notre humanité. Ce temps de Carême sera riche de nos efforts de changement, de conversion, de prière et de partage. Acceptons la désappropriation intérieure pour nous remplir de Dieu et être de véritables disciples missionnaires dans un monde en recherche, dans notre monde assoiffé de vie et d’espérance.

Abbé Pierre, curé

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