Message de Noël de notre pasteur


Image

Noël: une grande lumière!

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière; et sur les habitants du pays de l’ombre, une lumière a resplendi. »  (Isaïe 9,1)

C’est ainsi que s’ouvre la liturgie de la Parole le soir de Noël pour la messe de la nuit. Dans les situations troubles de son temps, le prophète entrevoit une lumière qui apportera « joie et allégresse ». Encore aujourd’hui, notre histoire est marquée par bien des ombres qui nous font cheminer dans les ténèbres. Il s’agit de nous rendre attentifs à ce que les médias nous rapportent chaque jour pour le réaliser. D’un bout à l’autre du monde, des situations fragilisent la vie quotidienne de bien des personnes. Regardons les conflits qui engendrent la mort de soldats et de civils. Rappelons-nous la dispersion de familles, le déplacement de peuples entiers. Considérons la famine engendrée par les blocus de l’aide internationale. Osons jeter un regard sur la perte de dignité de femmes, d’hommes et d’enfants qui vivent dans des camps de réfugiés. Tout cela peut paraître loin de nous. Plus près de nous, des problématiques sociales nous interpellent. L’itinérance, la solitude, l’isolement, la pauvreté grandissante, les actes gratuits de violence et combien d’autres pourraient allonger la liste.

Mais voilà que pour nous aussi, la Parole de Dieu, toujours prophétique, nous indique en ce soir de Noël, une lumière. La lumière d’un Enfant, révélation du Père, Fils de Dieu, Dieu-parmi-nous, capable de faire naître en nous « joie et allégresse » comme la prophétie d’Isaïe, car c’est aujourd’hui qu’elle se réalise cette vision. Jésus, fils de la Vierge Marie, né à Bethléem en Judée, est la « grande lumière » qui se lève sur nous. Il ne faut que la choisir, que s’en approcher pour que cette lueur nous redonne espérance. Le pape Benoît XVI nous rappelait pendant son ministère pastoral : « Celui qui fait entrer le Christ, ne perd rien, rien de ce qui rend la vie libre, belle et grande. »

En cette nuit de Noël, c’est le souhait que je formule pour chacun et chacune de vous : « Faites entrer le Christ » au cœur même de votre vie. En vous approchant de la crèche pour contempler l’Enfant de Bethléem, prenez quelques instants pour l’accueillir et le faire entrer chez vous. En regardant la mangeoire où repose cet enfant aux traits de Dieu, laissez-vous saisir par l’amour qu’il annonce et la paix qu’il apporte. Rien de nos vies n’est perdu pour Dieu. Il vient au milieu de nous pour que nous vivions dans un véritable bonheur. Caressez de votre regard la lumière qui émane de son berceau. Qu’elle se répande en vous pour que la « joie et l’allégresse » vous habitent et que l’espérance prenne toute sa place.

Et pour le Nouvel An 2026, je vous souhaite d’en faire une année religieuse, c’est-à-dire de liens avec le Seigneur, avec les autres, avec vous-mêmes. L’écrivain André Malraux (1901-1976) disait : « Le XXIe siècle sera religieux ou ne sera pas ». Notre civilisation a besoin d’une dimension spirituelle pour éviter l’autodestruction. Nous le savons bien, notre monde chemine au cœur d’un vide spirituel. Il est nécessaire de trouver un nouvel élan de l’esprit qui provienne de nos racines évangéliques, qui provienne du Christ Jésus. Le soir de Noël, la Bonne Nouvelle, le Verbe se fait chair. Que cette présence vous accompagne toujours!

Dans tous les moments que vous vivrez, qu’il s’agisse de joies ou d’épreuves, puissiez-vous sentir qu’Il est là tout près. Que la santé vous maintienne dans un dynamisme de vie et de témoignage!

Joyeux Noël ! Bonne, heureuse et sainte Année 2026 ! Tout cela sous le regard bienveillant de Notre-Dame et le sourire lumineux de l’Enfant-Dieu.

Abbé Pierre Gingras ch.t. curé


Partagez cet article